Reprendre le pouvoir sur notre santé par les plantes médicinales
- info714781
- 16 oct. 2023
- 4 min de lecture
Lorsque j’étais petite, je passais souvent l’après-midi avec ma grand-mère maternelle dans son gigantesque jardin au Lac-St-Jean. Cela m’a certainement aidée à survivre face à ma situation d’enfant de la DPJ car je pouvais vivre autre chose que le drame familiale à la maison. J’adorais pouvoir planter et récolter mes propres légumes, en plus de pouvoir en manger tout l’après-midi... De plus, de temps à autres, ma grand-mère bonifiait l’activité avec de la pêche à la rivière tout près de chez elle. Que de précieux moments magiques de connexion avec la nature...
Ce qui est resté profondément gravé en moi est certainement son amour, son affection qui manquaient à ma vie d’enfant... Toutefois, je me rend compte aujourd’hui à ce stade-ci de ma vie de l’importance de ses enseignements quant à la terre-mère. Par exemple, ces petites fleurs blanches qu’elle appelait l’herbe à dinde pouvaient selon elle faire baisser la fièvre et aider les petits bobos de femmes. Également, pour les grippes et rhumes elle nous concoctait son mélange spécial qui comprenait du citron, du gingembre, du miel et d’autres ingrédients. Par ailleurs, dans le frigo de grand-maman, il y avait entre autres des champignons fermentés qu’elle disait bons pour les bonnes bactéries... Au sous-sol, il y avait un énorme espace de légumes du jardin et de repas en bocaux. Ce ne sont là que quelques éléments de son précieux savoir et il est certain qu’ayant eu quatorze enfants à une époque où l’accès à la médecine était limité, elle a du puiser dans son bassin de connaissances transmises de génération en génération. Vous êtes-vous déjà demandé comment se débrouillaient vos grand-mères, vos ancêtres quant aux problèmes de santé sans accès à une pharmacie ou à un médecin habitant près?
En tout premier lieu, nos ancêtres s’alimentaient beaucoup mieux car ils produisaient eux-mêmes leur beurre, leur pain et vivaient de leurs produits fermiers. Sans tous ces poisons de l’alimentation moderne tels que les pesticides, produits chimiques de conservation, etc., on élimine déjà un bon pourcentage d’éléments cancérigènes et dangereux ingérés quotidiennement. De plus, les générations qui nous ont précédés savaient utiliser la nature afin de bien gérer les moments qui étaient plus critiques pour leur corps. Par exemple, ils avaient compris que la racine de pissenlit pouvait nettoyer leur foie le printemps après une longue période hivernale où les légumes frais étaient inaccessibles. Ils avaient compris également que la grande quantité d’inuline dans la racine de bardane régulait leur tube digestif. Ces alliées végétales faisaient partie intégrante de l’alimentation de de l’époque.
À un certain moment de l’histoire, la pharmaceutique est arrivée et s’est prétendue comme LA seule solution aux problèmes de santé des gens. Est même apparue cette interdiction gouvernementale douteuse quant à l’utilisation du purin d’ortie ayant constitué autrefois un excellent fertilisant pour les agriculteurs (ils proposaient des engrais chimiques qui étaient moins risqués pour la santé dans leur version des faits ?????)... Les dirigeants de ce monde ont tout simplement diabolisé toutes les solutions proposées par la terre-mère car constituant un obstacle à leur profit, leurs gains financiers. Est venue ensuite l’industrialisation de la soi-disant nourriture dans des épiceries qui ont remplacé le magasin général. Les produits proposés suggéraient de faciliter la vie, le quotidien des gens car préfabriqués et prêt à consommer face au mode de vie plus civilisé que celui du simple cultivateur, du simple paysan. Cependant, nous nous retrouvons aujourd’hui à avec plusieurs problématiques de santé graves présentant un lien très étroit avec ce que contiennent les aliments dans nos épiceries ainsi qu’avec ce mode de vie plus civilisé.
Bref, la médecine moderne a certainement ses lettres de noblesse et a proposé des solutions de génie à plusieurs problématiques du corps humain. Dans le même ordre d’idées, la pharmaceutique a également su abréger les maux de bien des gens à travers l’histoire. Toutefois, malheureusement, beaucoup de médicaments pallient à un problème du corps humain mais en engendrent malheureusement d’autres nouveaux. Cela peut donc devenir pour certains patients en santé une histoire de compromis du bien-être. Et il est certain que ces autres nouvelles problématiques engendrées par certaines médications sont excellentes pour les finances des compagnies pharmaceutiques n’est-ce pas ? Également, on peut se demander à quel point le marché des vitamines et de la supplémentation est encouragé par la pharmaceutique en regard de certaines études démontrant ici l’effet positif sur la santé des gens.
Malgré l’histoire, ce savoir précieux de nos ancêtres et certaines études scientifiques bien réelles démontrant les effets secondaires de certains médicaments, la tendance actuelle demeure à l’intérieur des solutions curatives et non préventives en santé. Le réflexe de la plupart des gens et ce, même pour les problèmes mineurs de santé est de ne considérer que l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. Pourtant, à mon avis c’est une énorme erreur car nos professionnels en santé traditionnelle n’ont pas toutes les réponses, les solutions possibles en main. Par ailleurs, j’ai vécu plusieurs expériences personnelles d’échanges constructives en tant que patiente herboriste avec des professionnels en santé ouverts d’esprit et empreints du doute constructif.
J’ai la chance d’avoir un médecin de famille qui croit aux pouvoirs des plantes au sein du traitement de mon diabète, dans une perspective de complémentarité. Elle n’est pas étonnée du tout lorsque je lui explique que ma glycémie est mieux contrôlée via mes décoctions de racine de pissenlit. Elle comprend aussi que j’ai pu réussir à quitter ma médication en antidépresseur grâce aux plantes (millepertuis et mes mélanges pour le système nerveux). Également, mon gynécologue et son équipe au CHUM sont très intéressés et ouverts lorsque je leur explique comment l’igname sauvage, l’achillée millefeuille, la camomille et le framboisier m’aident à mieux gérer ma douleur dans le cadre de mon endométriose sévère. La réponse ouverte et constructive de mes professionnels en santé est que si cela fonctionne on continue ainsi. Là est la preuve que l’herboristerie gagne à être envisagée au sein du plan de traitement d’une problématique vécue et qu’elle tient belle et bien une place à revaloriser au sein de notre système de santé qui peine à répondre aux besoins de sa population.
Par ailleurs, les alliées végétales de la terre-mère rappelons-le n’agissent pas que dans une perspective curative, elles ont également le pouvoir de prévenir certaines problématiques de santé car notre corps sait à l’origine comment les utiliser. L’humain et la terre-mère sont reliés ne l’oublions pas ! Saviez-vous que certains ouvrages expliquent même comment les plantes médicinales agissent positivement sur nous au plan énergétique et plus subtil ?

Commentaires